mercredi 30 novembre 2016

Yoga Béa ? Y'a bon !

Une fois n'est pas coutume, car c'est rare comme une vache rose, je vais faire de la publicité !

Il y a aux confins de l'Anjou, à deux pas comptés de l'Atlantique Loire, un gite louable et qu'il faut louer (en dire du bien) sans mâcher ses mots.

C'est chez Béa, à la Loge du Couet, au-dessus du site de Courossé, magnifique espace méandreux car l'Evre s'y love comme une serpentine feignasse et dorée.

Mais ce ne sera pas le vieux village de meuniers abandonné seulement qui vous y mènera. Béa prodigue des sessions de yoga, à domicile (elle a une belle salle exprès), à l'extérieur, dans des salles municipales lointaines, en solo, en duos, dans toutes les configurations et les positions que vous voudrez.

Qui plus est d'ajouter de la surenchère, que Béa organise des stages sur la côte des Atlantes, voir ses pages ci-dessous.

Tout ceci se découvre avec pudeur, retenue et délicatesse dans les pages qu'on trouvera là :

http://bea-yoga.weebly.com/


















Le gîte louable à double titre...





mardi 29 novembre 2016

Captain Fantastic, de Matt Ross

Bien sûr, pour complaire au public supposé miellifiant, des US et d'ailleurs, ils n'ont pas pu s'empêcher de coller des violons dégoulinants sur quelques scènes à pleurer. Il y a peut-être quelques invraisemblances dans les portraits des enfants, décrits comme hyper informés de l'état du monde (cultivés à leur âge comme peu d'adultes peuvent prétendre l'être et en même temps hors des usages à point qui me semble un peu outré), mais ceci dit, franchement, ce film est magnifique.
Enthousiasmant, euphorisant, plein d'espoir et d'intelligence.

Et parfaitement étasunien avec ça, de quoi vous redonner espoir dans la mélasse yankee en ces temps de grande dérive...

Filez me voir ça sans férir, ni coup, ni rien d'autre !








Vous pouvez couper à la fin de la bande-annonce, le reste n'a que peu d'intérêt, je n'ai pas trouvé mieux.


Et n'oubliez pas de fêter l'anniversaire de l'oncle Noam*, le 7 décembre, c'est dans une semaine !



* Chomsky

lundi 21 novembre 2016

Deux excellents bouquins !

D'abord la biographie inventée de "Antoine Bloyé". Ce récit de Paul Nizan ("Les chiens de garde") court de la fin du XIXème siècle au milieu du XXème. C'est le récit d'une ascension sociale au sein de la SNCF, car le fils d'ouvrier se hisse lentement jusqu'à la classe bourgeoise au point de se voir reprocher d'avoir trahi les camarades des ateliers.
Pour nous autres, ce livre a un intérêt particulier, car il y est beaucoup question de Périgueux, sans que la ville soit jamais citée nommément, ce qui est curieux vu que les autres villes étapes de la vie de cet ambitieux sont clairement citées, elles. On y voit décrits les quartiers nouveaux de la ville périgourdine, les ateliers du chemin de fer, bien sûr, la rue Combe-des-Dames où Bloyé emménage.
C'est dans notre ville que le héros vit un événement traumatisant qui va marquer le début du déclin de son itinéraire. C'est pendant la grande guerre, au moment où il lui est demandé de produire des obus pour soutenir l'effort de guerre.

Une très belle lecture dans un style soigné qui m'a enchanté.


























Ayant été ravi d'entendre la toute récemment promue du Goncourt Leila Slimani s'exprimer franchement, clairement en toute simplicité sur tous les sujets où elle était attendue (en particulier son analyse de la situation politique au Maroc - elle est franco-marocaine), j'ai eu envie de lire une oeuvre antérieure de cette jeune auteure remarquable.
Pas déçu ! J'ai dévoré ce livre dont le sujet est la dérive sociale et familiale d'une femme que des crises de nymphomanie prennent assez régulièrement. La multiplication de ses aventures secrètes ne manque pas d'être repérée par son mari, qui se montrera compréhensif, tout en étant assez ferme pour lui laisser une porte de sortie socialement acceptable ce qui sera une tentative pour sauver son couple qui a deux enfants.
Le livre aborde le sujet plutôt sous l'angle de la psychologie intime de la femme, en cherchant à mettre le lecteur au centre des tourments de la malade. Très chouette.


































Leila Slimani



jeudi 3 novembre 2016

Je crois me souvenir (2)*

que lors des après-midis embrasés de soleil, quand Claude et Claudine montaient faire leur sieste dans le grenier, j'avais le temps de ranger toute la cuisine et d'étendre le linge dans le verger avant qu'ils ne redescendent à peine reposés.


* Cette nouvelle rubrique rassemble de faux souvenirs, créés de toutes pièces...

On peut avouer une passion pour sa petite reine...

...sans en arriver à ces extrémités.

http://www.20minutes.fr/insolite/191201-20071029-condamne-avoir-fait-lamour-a-velo

L'histoire retiendra qu'il a été pris dans sa chambre à Ayr...













Image pêchée ici.

 

dimanche 23 octobre 2016

Joseph sous la pluie, de Mano Solo

Roman, poèmes et dessins, aux éditions Point.

Le roman ne m'a pas embarqué. Joseph, un solitaire qui vit sur sa péniche, ressasse les affres de son existence. Comme dans un tambour de machine à laver, Mano Solo tourne en boucle sa rhétorique désespérée...

En revanche, les poèmes et les dessins sont de chouettes découvertes.

"J'aimais la cantinière mais son jules venait de sortir de prison alors j'ai charmé la femme du dirlo qui a bien fait la gueule mais on se retrouvait tous quand même le soir à fumer des tarpés pendant que le jules dans son coin se faisait un techou de Palfium toutes les quarante minutes j'habitais une Traction Avant qui était morte là sous un escalier du château la nuit j'entendais les rapaces égorger les rongeurs je me souviens d'une fille avec qui j'ai fait l'amour c'était ma soeur je passais ma vie dans la cuisine à rouler les joints de la cantinière en écoutant du rock à fond et en dansant avec les chèvres j'avais quinze ans j'adorais cette école."

Ecriture libre, pleine d'images, de fantasmes, de cauchemars bien vécus...























"Je suis venu vous voir", la chanson testament de Mano Solo

Je suis venu vous voir avant de partir,
y avait personne ça vaut mieux comme ça,
je savais pas trop quoi vous dire ,
croyez pas que j'vous abandonne même si ,
encore une fois ,
je vous laisse le pire :
les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme .

Adieu mes amis ,
je m'srai bien battu encore ,
adieu mes amours ,
priez pour moi...

Toi que j'aime ,
que j'ai aimé ,
compagnon d'un jour ou d'une année ,
déjà tu sais que dans mon cœur même moisi flottent encore violence et tendresse ...
mon existence ne tient pas qu'a ma graisse ,
je suis esprit avant dêtre un corp ,
je suis mort mais rien n'est fini ,
il reste ma voix et bien peu d'écrits .
J'avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d'amour pour Paris ,
sur la ptite scène du Tourtour...
Mes amis , ne pleurez pas ,
le combat continue sans moi ,
tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde a la con !
avec du sang plein les orbites ,
et même du plastique sur la bite je vais sûrement être recalé a l'examen du grand sage mais j'en profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence , cette engeance ,
et s'il ne voit pas que je suis un ange alors qu'il change de boulot...
et s'il veut , moi je prend sa place :
y aura des filles et de la Ganja ,
des passions sans limites ,
nous nous battrons des ailes et nous volerons bourrés ,
nous mangerons des pommes envenimées et nous cracherons le mal comme un pépin,
nous serons sincères comme jamais et nous serons beaux pour ça ...
Je suis venu vous voir avant de partir
Y'avait personne, ça vaut mieux comme ça
Je savais pas trop quoi vous dire
Croyez pas que j'vous abandonne, même si encore une fois,

Je vous laisse le pire (x2)

Les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme
Adieu mes amis, priez pour moi.










samedi 22 octobre 2016

Je crois me souvenir (1)*

que lorsque le prof d'histoire abordait la guerre d'Espagne, cela me plongeait dans une perplexité proche de l'angoisse, et que repensant à tout ce qu'avait vécu mon père, j'étais systématiquement prise d'une quinte de toux qui ne cessait qu'à la fin du cours.

* Cette nouvelle rubrique rassemblera de faux souvenirs, créés de toutes pièces...

jeudi 20 octobre 2016

Je ne sais pas si cette tour est faible,

en tout cas, il este certain qu'on s'en délecte à Sion. Car elle a un gros succès. Comme sa grande soeur, elle a les pieds dans l'eau, mais salée chez nous.
























Le symbole pacifiste culmine à 32 mètres au-dessus des parasols.
























Je crois me souvenir que c'est Maupassant, qui détestant la création, aimait y grimper, parce que disait-il, "c'est le seul endroit d'où on ne la voit pas dans le paysage parisien..."


Mais la vendéenne est de nature modeste et nul n'est invité à y grimper. Orange haut désespoir.








































Et que voit-on sous les jupes de la belle ?


















D'aimables formes géométriques mais parfaitement dénuées de poétiques et suaves rotondités.


Cet amas de ferrailles est le dernier témoin d'une manifestation foutraque de fadas de la mob à l'ancienne, qui ont déambulé des Sables d'Olonne jusque sur ma plage préférée...






vendredi 14 octobre 2016

Dédicacé

aux très braves qui m'ont assisté lors de mon récent déménagement, lequel fut rendu pénible par le nombre de cartons de livres qui composent ma bibliothèque...

...ce témoignage d'adolescente qui à l'âge de 13 ans, a consciencieusement volé chaque semaine, un livre au Mammouth du coin, se retrouvant ravie, dotée d'une bibliothèque personnelle qu'elle possédait, parce que dit-elle "c'est ce qu'il y a de mieux, finalement"...

Et je souscris, même si bien sûr oui, c'est vrai, le papier pèse son poids d'enclumes...





mardi 27 septembre 2016

Une femme libre parmi les hommes

Cela se passe chez PSA à Poissy, la fille s'appelle Ghislaine Tormos, femme d'honneur parmi des hommes résignés.

En paquet-cadeau dans cette interview, plein de bonnes raisons de voter Lutte Ouvrière...



lundi 19 septembre 2016

Rester vertical, de Alain Guiraudie

Un film tout cru, stupéfiant et dérangeant. Après l'étonnant "Inconnu du lac", le réalisateur nous reconduit par les chemins de traverse des sexualités contemporaines, plus ou moins bien assumées, en tout cas bien exposées en gros plan.
Il s'agit là des errances d'un jeune homme qui n'arrive pas à fixer sa vie, à la stabiliser, bien qu'il en exprime le désir. Du coup, les gens qui le côtoient -ou qui ont un enfant avec lui-, finissent par le considérer comme non "non-fiable". Les déconvenues dans sa vie s'enfilent comme des perles, et le gâchis est immense, alors que ce jeune homme possède des qualités humaines évidentes, alliées à un vrai talent d'auteur de scénario...
Le filmage est aussi curieux et passe par des phases étranges, qui paraissent parfois comme des excroissances oniriques ou des hyperfabulations de la pensée de l'anti-héros, et tout ceci forme un film qui se distingue comme une vache bleue dans le pré-carré cinématographique.


























dimanche 18 septembre 2016

Frantz, de François OZON

Magnifique film sur le remord et le pardon, avec un amour transfrontalier impossible, le tout dans un langage noir et blanc de toute beauté. Les acteurs derrière Pierre Niney et Paula Beer, sont épatants.
Les deux heures passent comme dans du beurre à la poste, si je puis esprimer comme tel.










Entre Groix et Belle-Ile...

















Partis de la rade de Lorient , dans l'embouchure du Ter où mouille le bateau, une première journée nous mène, poussés par une brise têtue dans une mer formée, jusque dans une petite anse protégée proche de Sauzon.






































Le bateau arrimé, une petite marche nous mène au village de Sauzon.








































































































Le lendemain, le calme plat nous amène à renoncer au tour de Belle-Ile et nous remettons le cap sur Groix (à l'horizon, ci-dessous).


















Retour à Kermelo (embouchure du Ter, près de la cité de la voile Tabarly) dans un coup vent sous un ciel d'orage gris foncé.


































































Au centre de cette carte, tout près du centre Tabarly, l'embouchure du Ter, où mouille le bateau.



samedi 27 août 2016

Vers un féminisme post-colonial

Une émission radicalement utile qui ouvre les yeux sur le quotidien des femmes noires ou d'origine arabe, leurs difficultés réitérées, et leurs luttes "spécifiques"...

Les témoignages s'accumulent se télescopent et se répondent pour créer un paysage assez cohérent. Elles ne peuvent pas se reconnaître dans les mouvements féministes dominants de France (dominés en grande majorité par des personnes blanches et de milieux relativement aisés) car personne ne connaît leurs difficultés propres.

Et puis...

Il faut écouter le témoignage de cette jeune femme qui est tatouée, a des piercings, se dit féministe, militante progressiste, musulmane et qui revendique la liberté de porter le voile islamique.
Elle dit entre autres choses passionnantes :
"Mon voile m'a permis de me sentir belle"
"J'ai porté un voile anti-consommation, anti-capitaliste"
"J'ai un voile très féministe aujourd'hui, puisque je me bats pour le porter comme je l'entends"
...
A partir de 44'45.

Ces points de vue sont bienvenus dans le cadre du débat ridicule sur le port du burkini sur les plages.
Par parenthèses, la France est la risée du monde entier grâce à ces fachos ou lécheurs de fachos. On peut sûrement excepter la Pologne et la Hongrie...






jeudi 25 août 2016

Rebecca de Daphné Du Maurier

Je recommande de nouveau la prose précise et inspirée de Daphné Du Maurier, qui a écrit en 1938 cette histoire dans laquelle vous vous plongerez, comme moi sans doute, avec délectation.

Je n'ai pas souvenir d'avoir abîmé un livre à ce point là depuis que je fus naqui. La couverture est partie en autonomie.
























Ce n'est pas que je l'ai dévoré pour de vrai mais il a passé l'été dans mon sac, en particulier sur les chemins des Cinqueterre, au sud de Gênes, où il a bien souffert.
 
 Je choisis un résumé quelque part dans la toile ;

"Angleterre, début du XXe siècle, Maximilien de Winter, propriétaire  du domaine de Manderley est veuf depuis que son épouse Rebecca s’est noyée. Séjournant à Monaco, il y rencontre une jeune femme de chambre, timide et peu sûre d’elle. La courtisant, il décide de l’épouser. Mrs de Winter se retrouve alors à la tête d’un des plus beaux domaines du nord de l’Angleterre. Le conte de fée tourne bientôt au cauchemar lorsqu’elle s’aperçoit que Rebecca n’est pas tout à fait morte et qu’elle semble toujours hanter le manoir."

Par Sarah Hafiz

La suite ici :  http://www.leboudoirdesarah.fr/rebecca-daphne-du-maurier-un-chef-doeuvre-du-roman-gothique/


Ce récit haletant et plein de surprises jusqu'au dernier paragraphe, exerce un charme puissant. On comprend que Hitchcock ait succombé à ces beautés pleines de suspense. J'ai aimé en particulier la description des éléments naturels, le temps qu'il fait, la nature (les massifs exubérants dans le parc du château...) les jeux d'eau de la mer toute proche. Ce cadre narratif me semble déterminant pour l'installation  d'une ambiance riche en mystères et quasiment magique. Comme dans les romans de Thomas Hardy, ces micro-événements naturels accompagnent le récit et semblent y prendre une part déterminante...
























La version de Hitchcock m'a déçue, car elle ne colle pas parfaitement au récit de Du Maurier. On peut la voir avec intérêt, mais je ne m'explique pas ces libertés prises avec le roman, quand celui-ci est si parfait...

En tout cas, elle est là, en VOST :






mercredi 10 août 2016

On peut rajouter les coquineries ?

Qui pour moi auraient remplacé l'héroïne...






Les trois copains

Quand vous êtes tout pourri
Que personne ne veut être votre ami
Que vous vivez seul ou en couple desséché
Que votre métier est à chier

Chaque seconde de chaque minute de chaque journée qui passe
Vous laisse dans la bouche un goût dégueulasse
Mais ne croyez pas qu'il n'y a plus d'espoir
Regardez mieux dans vos tiroirs.

Refrain, x4
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka

Bien sûr, des gens vous diront
Qu'il y a, ma foi, d'autres solutions
On peut aider les gens sans pied, sans main
Et quelques enfants qui ont faim

Bien sûr ces gens ont raison
Aider son prochain c'est pas si con
Mais quand on est si bas qu'on s'en bat les couilles du prochain
Rien ne vaut vos trois copains

au Refrain, x4

Des études le prouvent il y a mieux pour la santé
Qu'être obèse et se défoncer
Et puis noyer ses soucis ça ne sert à rien
Comme disent les gens qui vont bien.

Adieu Nutella, héroine et Zubrowska
Je vais mourir et vous savez pourquoi
Je vais seule vers ma tombe et pour mieux vous oublier
J'espère qu'on me laissera chanter.

                              Constance Verluca

jeudi 7 juillet 2016

dimanche 3 juillet 2016

Jour de foot !







Dans l'album très réjouissant :" Ça Fromet"









samedi 2 juillet 2016

L'auberge de la Jamaïque, de Daphne Du Maurier

J'ai du mal à trouver l'histoire de la famille Du Maurier. Je voulais connaître l'histoire du membre de cette famille aristocratique, originaire de la Sarthe, qui fut révolutionnaire et finit sur l'échafaud. Il semble que la famille se soit déchirée pendant la grande Révolution, et qu'une partie d'entre elle émigra en Angleterre.
Daphne Du Maurier (1907 - 1989) raconte cette saga familiale dans "les souffleurs de verre", livre qui n'a jamais été réédité depuis 1973, et a donc pris un peu de valeur chez les bouquinistes (Prix minimum repéré :12 €).





















Je termine la lecture de l'"Auberge de la Jamaïque" histoire d'une fille pauvre qui n'a plus d'autre solution, à la mort de sa mère que de rejoindre sa tante, qui tient avec son mari la fameuse auberge. Or cet oncle se révèle rapidement être l'organisateur d'un vaste trafic dont on ne connaît pas l'origine au départ, et qui est nourri en fait par le produit des naufrages de bateaux attirés vers la côte, en période de tempête, grâce à des feux allumés par la bande de malfrats, un clan de naufrageurs, donc.
Les notices littéraires trouvées sur la toile évoquent beaucoup un lignage littéraire avec les soeurs Brontë. Je retrouve pour ma part l'ambiance des romans de Thomas Hardy. Le roman se situe sur la côte atlantique, proche du fameux comté de "Wessex", inventé par Hardy, et c'est un destin féminin qui se déploie dans l"Auberge"-à l'instar de celui de Tess, on a déjà relevé ici même comment Hardy dénonce la tragique condition féminine de son époque.

C'est un souvenir de film noir et blanc de Hitchcock (adaptation de ce roman) qui m'a donné le goût de lire le livre. L'adaptation est assez fidèle même si la construction du récit est différente, et ce film se regarde encore bien.

























La Taverne de la Jamaïque (1939)



lundi 27 juin 2016

Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu !

















Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole.

Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ?
 

 Un article rigolo mais sérieux de Maïa Mazaurette. 


















Illustration de Mihály Zichy.