samedi 25 février 2017

La complicité par les pieds (41)


Les mauvais esprits sont partout !

Dans la rédaction des journaux satiriques comme dans les rues de Sion en Vendée...





mardi 21 février 2017

J'irai à ton enterrement

J'irai à ton enterrement
pour y chanter
sotto voce
une douce mélopée
qui te rebercera
jusqu'au fond de tes bronches
creuses comme les troques mages
en hélicon
jusqu'à ce qu'il te revienne
que ce n'est pas toi qui es morte
mais moi
Enfin je croirai

lundi 30 janvier 2017

Pétition : "Mme Fillon, rendez-nous ces 500 000 euros", demande un élu !

C'est un élu centriste qui le suggère. C'est bien de dire en public qu'on aime sa femme et qu'on la défendra coûte que coûte contre les chiens qui lui veulent du mal. C'est mieux de rembourser la collectivité s'il s'avère qu'il y a eu emploi fictif...

Chez Rue 89.





vendredi 27 janvier 2017

Je crois me souvenir ( 3 )*

qu'enfant, c'est à Sainte Marguerite que j'ai rencontré Sylvaine. Elle était un peu plus âgée que moi et juste de ma taille. Le jour où je l'ai connue, elle était pieds nus sur la plage et quand elle me regardait, elle avait une forme de sourire avec une fossette qui paraissait au coin de sa bouche, au bas de sa joue gauche. Cette fossette me disait qu'on se reverrait.

* Souvenir inventé de toutes pièces

jeudi 26 janvier 2017

Grandeur et décadence d'un peu tout le monde, de Will Cuppy

Pour la présentation et les états de service de ce brave homme, veuillez consulter la courte notice sonore ci-dessous :





"Né dans l'Indiana, Will Cuppy suit des études de littérature britannique à l'Université de Chicago, et publie ses premiers articles dans la presse locale. En 1910, encore étudiant, il publie son premier livre, un recueil de nouvelles sur le thème de la vie étudiante.
Après avoir effectué son service militaire, Will Cuppy entre au New York Herald où il se voit confié une chronique hebdomadaire intitulée Mystery and Adventure dont il assurera la rédaction jusqu'à sa mort.
Mais ce sont ses articles publiés dans le New Yorker qui feront sa renommée d'écrivain humoristique. Plusieurs de ses articles deviendront des livres, à l'image de Comment reconnaître vos amis des grands singes (1931), son œuvre la plus célèbre. Son nom est alors associé aux autres humoristes de l'hebdomadaire, tels Robert Benchley ou James Thurber.
Dépressif, Will Cuppy meurt à New York des suites d'une overdose de médicaments."
Notice Wiki


Voici l'entame de ce livre très savoureux :

"L’Égypte a été surnommée le “Présent du Nil”. Une fois par an, le fleuve déborde et dépose une couche de limon fertilisant sur la terre desséchée. Puis il reflue dans son lit, et bientôt tout le pays, à perte de vue, est couvert d’égyptologues" 



















mercredi 25 janvier 2017

Petit Pays de Gaël Faye

Il y est question d'un enfant métis, de père européen et de mère noire rwandaise. Mais ils vivent au Burundi. La première partie du livre décrit cette enfance heureuse au milieu des gosses du quartier de Bujumbura où ils vivent. Puis les parents se séparent. Et on sent poindre une catastrophe car de vilains nuages se mêlent au ciel rwandais. On est en 1992.
Une évocation sensible affreuse dramatique sanglante bien sûr du génocide.
Un excellent récit.





































Gaël Faye, qui est par ailleurs auteur-compositeur-interprête de chansons..

dimanche 22 janvier 2017

Head Hunter de Morten Tyldum

Excellent thriller germano-norvégien.

"Il ne faut pas se fier aux apparences... Rien ne semble résister à Roger Brown : redoutable chasseur de tête admiré de tous, il vit à Oslo avec sa ravissante femme Diana qui travaille dans le monde de l'art. Ce que personne ne sait, c'est que Roger mène une double vie : la nuit, il vole de célèbres tabeaux. Lors d'un vernissage dans la galerie de sa femme, il croise le chemin de Clas Greve, un ancien mercenaire qui a hérité d'une célèbre toile de Rubens. Cette nouvelle ne peut qu'attiser l'envie de Roger qui n'a désormais plus qu'une idée en tête..." nous dit Allociné.
Et dès lors, se trame une course-poursuite toute pleine de catastrophes parfois risibles tant elles sont outrées. Ce scénario plein d'exubérances est signé de Jo Nesbo, elley  a adapté son propre polar éponyme "Chasseurs de têtes" sorti en 2008.

Le second rôle est tenu par Nikolaj Coster-Waldau, mondialement connu par le rôle de Jaime Lannister dans Game of thrones (le prince, frère et amant de la reine, à la main coupée). Il y est épatant, tout comme l'étonnant premier rôle, tenu par Aksel Hennie.














Nikolaj Coster-Waldau


















Aksel Hennie


Un film à (re)trouver dans les bac des médiathèques.


lundi 9 janvier 2017

Plus tard on ira sur le sable s'étendre

Pour compter les étoiles filantes !




lundi 2 janvier 2017

Dieu fait quasiment rien par rapport aux bactéries !

Le silence ça crépite, comme de la paille qui brûle.


Ça sert à rien les choses, si quand tu meurs, elles sont encore là.

- Les bonobos ça baise tout le temps.
- Vous mettez ça dans un zoo, plus personne va aux autruches .

En sport, t'es obligé de t'arrêter quand t'es vieux, alors que si tu fais rien, y'a pas de limite.

Dans les églises c'est le silence qui fait la clé de voûte.

Les pieds, c'est la zone érogène la plus loin.

T'as vu ça les fermes perlières, et nous comme des cons on fait du lait !

- Il reviendra Sarkozy !
- Même Jésus, il a pris une rouste, il est jamais revenu.

François Hollande, c'est la goutte d'eau qui fait rien dans le vase.

Moi, j'ai un point d'avance sur vous, je sais que je suis con.

- Ça fait 15 ans qu'elle est morte Barbara.
- Déjà qu'elle était pas grosse.


























Bon, tout n'est pas radicalement finaud ni supérieurement drôle, mais on tombe sur des pépites parfois...
Un excellent bouquin qui ravira les usagers de vos toilettes !


Je me souviens (43)

qu'en janvier 2016, j'avais adressé à mes amis et proches des voeux de félicité pour l'année entamée, et m'être dit bien plus tard que compte tenu des catastrophes survenues dans les 12 mois suivants, si mes voeux avaient été utiles, l'année eût été abominable sans.

Broken, de Rufus Norris

Encore un film anglais brillant, qui comme à moi, vous aura peut-être échappé...

On n'est pas dans le genre social-revendicatif (de Ken Loach ou Mike Leigh), mais plutôt dans l'introspection des âmes, en particulier celle des adolescents en (grande) difficulté.
Une communauté de voisinage au fond de l'une impasse d'une zone résidentielle pavillonnaire, tisse des liens très forts, mais pas tous de grande amitié.
Un film hyper-sensible aux marges de la folie...
Sorti en août 2012.























Une pensée émue

à la famille Riza, d'El Bolson (Patagonie argentine) qui m'hébergea en juin 2014...





Vö ciclik




Avec un clin d'oeil à Marcel Duchamp (Roue de bicyclette, 1913) !


samedi 31 décembre 2016

Doit-on tolérer les espèces animales "liminaires" dans nos villes ?

La question se pose. revenu récemment de Paris, j'ai constaté qu'un jardin public rue de Rivoli (le jardin de la tour St Jacques) était fermé pour cause de dératisation. Un article de Libération invite à y réfléchir :

Faut-il tuer ces rats que Paris ne saurait voir ? 

 Par Philippe Reigné, Agrégé des facultés de droit, professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) (mis à jour à

On s’acharne contre ceux que l’on appelle des animaux «liminaires». Ni domestiques ni sauvages, ils vivent avec nous en ville. Mais pourquoi l’espace urbain serait-il réservé aux êtres humains ?

Le 28 septembre, le Conseil de Paris a adopté le vœu qu’«un groupe de travail sur le sujet des animaux en ville soit créé», considérant «le souci de notre municipalité pour la condition animale et les actions qu’elle a déjà engagées en ce sens». Il est cependant difficile, avec la meilleure volonté du monde, de classer, parmi «les actions déjà engagées», les plans de dératisation que, régulièrement, les services municipaux mettent en œuvre afin de lutter contre la «prolifération» des rongeurs dans Paris…
Le plan d’action en cours, lancé le 8 décembre, a été rendu public par un communiqué officiel annonçant la fermeture de plusieurs squares et invitant à signaler la présence de rats. Pour la première fois, ce me semble, ces mesures suscitent la polémique ; leur pertinence est contestée par Jean-Paul Richier, psychiatre et praticien hospitalier ; une pétition a été lancée à l’initiative de Jo Benchetrit, psychologue clinicienne, demandant l’arrêt immédiat des opérations de dératisation, aussi bien à Paris qu’à Marseille, elle a recueilli plus de 20 000 signatures.
Cette polémique n’est pas seulement due à la maladresse du docteur Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale, qui, interrogé par le Parisien, affirme : «Les rats sont une menace sanitaire réelle. Il n’y a pas de risque de maladie ou de peste… Que les Parisiens se rassurent.» Se rendant sans doute compte du caractère contradictoire de ses propos, le docteur Salines ajoute dans la même interview que «ce sont des problèmes de propreté ainsi qu’un réel désagrément visuel et psychologique», formulant une opinion purement subjective étrangère à ses fonctions et à sa qualité de médecin.
En réalité, l’acharnement parisien contre les rats, commun à de nombreuses autres municipalités, tient à ce que ceux-ci sont des animaux liminaires.

[La suite de l'article ici !]




vendredi 23 décembre 2016

Demain tout commence, de Hugo Gélin

Excellent divertissement tous publics. Omar Sy est parfait et le film évite les poncifs du film aux personnages "genrés" dont "Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?" (Philippe de Chauveron, 2014) est le pompon du paroxysme.
Il y a même quelques réflexions bienvenues sur la difficulté d'être parent.
Sauf que.
Puisqu'il est promis à un gros succès public, des personnes non averties risquent de prendre ce qui vient dans une comédie aux caractères outrés -qui le rendent savoureux ou comique- pour les principes d'une éducation idéale. Comme le film est très elliptique sur les années de jeunesse de la gamine (on fait des sauts de plusieurs années en quelques scènes), parvenir à élever une fillette magnifique, sensible et raisonnable -comme est décrite la gamine-  semble découler des recettes magiques de ce papa-poule qui veut transformer la vie de sa fille en conte de fée. Une éducation sans contraintes semble t-il, où les relations parent-enfant relèvent du copinage, une décor de rêve qui éloigne le quotidien des basses réalités de la vraie vie et le plus ennuyeux, une existence fondée sur le mensonge (le père veut faire croire à sa fille que sa mère pense à elle et reviendra forcément un jour), tout ça est fort éloigné des principes inaliénables qui font pousser les enfants vers un brin de droiture et de sérénité.
Bref, nous avons droit là à un magnifique conte de fée, qui tombe un peu dans la sensiblerie, mais qui émouvra même les plus durs-à-cuire, avec une issue pas drôle du tout...












jeudi 22 décembre 2016

Jimmy's hall de Ken Loach

Un excellent film, sorti en juillet 2014, qui s'inscrit dans l'histoire irlandaise du XXème siècle. On assiste à la renaissance en pleine campagne, d'un lieu de plaisir et de connaissance, espèce d'université populaire avant l'heure. Mais l'église et les notables n'ont jamais envisagé l'émancipation des petites gens, vers plus de liberté et d'intelligence. D'après une histoire authentique, comme le plus souvent chez Ken Loach.

 "1932 - Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale.
L'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, s'est dotée d'un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis…
Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le "Hall", un foyer ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface."


Dixit Allociné.







mercredi 21 décembre 2016

lundi 12 décembre 2016

Au pire

Au pire tu ne trouveras
Penchant ta tête sur mon épaule de bois,
Que des spasmes de silence qui tomberont comme des rideaux foudroyés
Et comme les lambeaux de l'ombre des ifs aux margelles moussues
De ma sépulture anonyme.
Il n'y a rien à retenir,
Ni le cri des milans dans un ciel figé, si bleu à s'écorcher,
Ni cette odeur de cire ancienne remontée d'un fond d'armoires polies
Trop polies des crasses abolies d'anciennes familles
Raccouchées d'armoiries vénérées qui fleurent bon la sueur froide
Et le crime.
Ni la fraicheur des chemins creux où nous lavions nos espoirs 
si crétins 
Dans les remugles entêtants d'une boue chaude qui maculait nos bottes
Alors, on ne décèlerait, au travers dépoli de ton regard figé sur cette aurore glacée,
Que les miasmes quelques atomes éperdus fous témoins égarés
D'un amour abyssal 
Déjà sec.

dimanche 11 décembre 2016

Retour sur deux films de 2014 qui m'avaient échappés

Ugly, film indien de Anurag Kashyap avec Ronit Roy, Tejaswini Kolhapure.

Dans une métropole indienne, une petite fille est enlevée dans une rue animée. Son père l'avait laissée dans une voiture pour 10 minutes. Il est acteur et passait voir son impressario et ami pour une affaire professionnelle. Se rendant compte de la disparition, les deux hommes se jettent à la poursuite du premier suspect -qui finit sous les roues d'une voiture- puis dans une enquête pleine de rebondissements. Premier souci : le flic chargé de l'enquête n'est autre que le beau-père de la petite fille disparue... Et il n'est pas très arrangeant.
Une plongée palpitante dans la complexité de la société indienne, où l'on croise des tas de malaises et de mal-être, avec un point d'orgue final affreux et magistral.

Sorti en mai 2014









Leviathan, film russe de Andrey Zvyagintsev avec Aleksey Serebryakov, Elena Lyadova

Le synopsis de Allociné :  

"Kolia habite une petite ville au bord de la mer de Barents, au nord de la Russie. Il tient un garage qui jouxte la maison où il vit avec sa jeune femme Lylia et son fils Roma qu’il a eu d’un précédent mariage.
Vadim Cheleviat, le Maire de la ville, souhaite s’approprier le terrain de Kolia, sa maison et son garage. Il a des projets. Il tente d’abord de l’acheter mais Kolia ne peut pas supporter l’idée de perdre tout ce qu’il possède, non seulement le terrain mais aussi la beauté qui l’entoure depuis sa naissance. Alors Vadim Cheleviat devient plus agressif..."

Un superbe film très dramatique, où l'on approche les rouages pourris des pouvoirs locaux en Russie. Comme dans "Ugly", les victimes vont se retrouver sur le banc des accusés...

Sorti en septembre 2014