jeudi 25 août 2016

Rebecca de Daphné Du Maurier

Je recommande de nouveau la prose précise et inspirée de Daphné Du Maurier, qui a écrit en 1938 cette histoire dans laquelle vous vous plongerez, comme moi sans doute, avec délectation.

Je n'ai pas souvenir d'avoir abîmé un livre à ce point là depuis que je fus naqui. La couverture est partie en autonomie.
























Ce n'est pas que je l'ai dévoré pour de vrai mais il a passé l'été dans mon sac, en particulier sur les chemins des Cinqueterre, au sud de Gênes, où il a bien souffert.
 
 Je choisis un résumé quelque part dans la toile ;

"Angleterre, début du XXe siècle, Maximilien de Winter, propriétaire  du domaine de Manderley est veuf depuis que son épouse Rebecca s’est noyée. Séjournant à Monaco, il y rencontre une jeune femme de chambre, timide et peu sûre d’elle. La courtisant, il décide de l’épouser. Mrs de Winter se retrouve alors à la tête d’un des plus beaux domaines du nord de l’Angleterre. Le conte de fée tourne bientôt au cauchemar lorsqu’elle s’aperçoit que Rebecca n’est pas tout à fait morte et qu’elle semble toujours hanter le manoir."

Par Sarah Hafiz

La suite ici :  http://www.leboudoirdesarah.fr/rebecca-daphne-du-maurier-un-chef-doeuvre-du-roman-gothique/


Ce récit haletant et plein de surprises jusqu'au dernier paragraphe, exerce un charme puissant. On comprend que Hitchcock ait succombé à ces beautés pleines de suspens J'ai aimé en particulier la description des éléments naturels, le temps qu'il fait, la nature (les massifs exubérants dans le parc du château...) les jeux d'eau de la mer toute proche. Ce cadre narratif me semble déterminant pour l'installation  d'une ambiance riche en mystères et quasiment magique. Comme dans les romans de Thomas Hardy, ces micro-événements naturels accompagnent le récit et semblent y part une part déterminante...
























La version de Hitchcock m'a déçue, car elle ne colle pas parfaitement au récit de Du Maurier. On peut la voir avec intérêt, mais je ne m'explique pas ces libertés prises avec le roman, quand celui-ci est si parfait...

En tout cas, elle est là, en VOST :







mercredi 10 août 2016

On peut rajouter les coquineries ?

Qui pour moi auraient remplacé l'héroïne...






Les trois copains

Quand vous êtes tout pourri
Que personne ne veut être votre ami
Que vous vivez seul ou en couple desséché
Que votre métier est à chier

Chaque seconde de chaque minute de chaque journée qui passe
Vous laisse dans la bouche un goût dégueulasse
Mais ne croyez pas qu'il n'y a plus d'espoir
Regardez mieux dans vos tiroirs.

Refrain, x4
Vive le chocolat, l'héroine et la vodka

Bien sûr, des gens vous diront
Qu'il y a, ma foi, d'autres solutions
On peut aider les gens sans pied, sans main
Et quelques enfants qui ont faim

Bien sûr ces gens ont raison
Aider son prochain c'est pas si con
Mais quand on est si bas qu'on s'en bat les couilles du prochain
Rien ne vaut vos trois copains

au Refrain, x4

Des études le prouvent il y a mieux pour la santé
Qu'être obèse et se défoncer
Et puis noyer ses soucis ça ne sert à rien
Comme disent les gens qui vont bien.

Adieu Nutella, héroine et Zubrowska
Je vais mourir et vous savez pourquoi
Je vais seule vers ma tombe et pour mieux vous oublier
J'espère qu'on me laissera chanter.

                              Constance Verluca

jeudi 7 juillet 2016

dimanche 3 juillet 2016

Jour de foot !







Dans l'album très réjouissant :" Ça Fromet"









samedi 2 juillet 2016

L'auberge de la Jamaïque, de Daphne Du Maurier

J'ai du mal à trouver l'histoire de la famille Du Maurier. Je voulais connaître l'histoire du membre de cette famille aristocratique, originaire de la Sarthe, qui fut révolutionnaire et finit sur l'échafaud. Il semble que la famille se soit déchirée pendant la grande Révolution, et qu'une partie d'entre elle émigra en Angleterre.
Daphne Du Maurier (1907 - 1989) raconte cette saga familiale dans "les souffleurs de verre", livre qui n'a jamais été réédité depuis 1973, et a donc pris un peu de valeur chez les bouquinistes (Prix minimum repéré :12 €).





















Je termine la lecture de l'"Auberge de la Jamaïque" histoire d'une fille pauvre qui n'a plus d'autre solution, à la mort de sa mère que de rejoindre sa tante, qui tient avec son mari la fameuse auberge. Or cet oncle se révèle rapidement être l'organisateur d'un vaste trafic dont on ne connaît pas l'origine au départ, et qui est nourri en fait par le produit des naufrages de bateaux attirés vers la côte, en période de tempête, grâce à des feux allumés par la bande de malfrats, un clan de naufrageurs, donc.
Les notices littéraires trouvées sur la toile évoquent beaucoup un lignage littéraire avec les soeurs Brontë. Je retrouve pour ma part l'ambiance des romans de Thomas Hardy. Le roman se situe sur la côte atlantique, proche du fameux comté de "Wessex", inventé par Hardy, et c'est un destin féminin qui se déploie dans l"Auberge"-à l'instar de celui de Tess, on a déjà relevé ici même comment Hardy dénonce la tragique condition féminine de son époque.

C'est un souvenir de film noir et blanc de Hitchcock (adaptation de ce roman) qui m'a donné le goût de lire le livre. L'adaptation est assez fidèle même si la construction du récit est différente, et ce film se regarde encore bien.

























La Taverne de la Jamaïque (1939)



lundi 27 juin 2016

Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu !

















Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole.

Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ?
 

 Un article rigolo mais sérieux de Maïa Mazaurette. 


















Illustration de Mihály Zichy.

dimanche 26 juin 2016

Je me souviens (42)

D'un CD. Ça fait 20 ans tout rond, on écoutait ça avec les enfants. Mais c'est si réussi, qu'il m'arrive d'y retourner encore aujourd'hui.

Une compil de Boucherie Production. C'est "La petite oreille" !







































Et il y en a 26 comme ça, que du meilleur !








samedi 25 juin 2016

Too sad !

Souvenirs mélancoliques avec cette antienne de la marine anglaise, reprise en groupe de guitaristes amateurs franco-anglais, du temps où "they were in", à Wiveliscombe, Somerset...

Une petite pensée aux britanniques sensés, qui ont assisté impuissants à cette mégabegie, un peuple entier roulé dans la farine populiste avariée...  au-delà des calculs politiciens à court terme et des fautes originelles de la construction européenne ultra-libérale..








Strike the bell ! (a pumping shanty)

Up on the poop deck,
walking all about
there stands the 2nd mate,
so sturdy and so stout
what he is a’thinking,
he don’t know himself
and we wish that he would hurry up
and strike, strike the bell

CHORUS
strike the bell 2nd mate
and let us go below
look well to windward,
you can see its going to blow
looking at the glass,
you can see that it fell
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell 


Down on the main deck,
working on the pumps
is the poor larboard watch
wishing for their bunk
looking out to windward 
you can see a mighty swell
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell

CHORUS
strike the bell 2nd mate
and let us go below
look well to windward,
you can see its going to blow
looking at the glass,
you can see that it fell
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell


Down in the wheelhouse,
Old Anderson stands
grasping at the helm
with his frost bitten hands
looking cockeyed at the compass,
but the course is clear as, ...well..
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell

CHORUS
strike the bell 2nd mate
and let us go below
look well to windward,
you can see its going to blow
looking at the glass,
you can see that it fell
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell


Well, down in his cabin,
our gallant captain stands
looking out the transom
with a spyglass in his hands
what he is a-thinking,
we all know very well
he’s thinking more to shorten sail
then striking the bell

CHORUS
strike the bell 2nd mate
and let us go below
look well to windward,
you can see its going to blow
looking at the glass,
you can see that it fell
and we wish that you would hurry up
and strike, strike the bell



mercredi 22 juin 2016

The neon demon

Un objet étrange, fascinant et dérangeant.
On est dans le monde de la mode, à Los Angeles, et on devine par l'atmosphère oppressante dès les premières scènes qu'on va vivre un drame.
Le plus marquant, c'est l'univers graphique de ce film : tout y est clinquant, brillant, glacé, aseptisé. C'est le royaume de la futilité et du paraître. Il y a quelque chose de parfait dans ces couleurs flashy, sur musiques électro lancinantes.
L'histoire est atroce, l'ingénu petit chaperon rouge, débarqué tout frais naïf de sa cambrousse, va se faire bouffer par les loups. Elle est complexe aussi, car sans être très profonde, ni énigmatique, les transpositions et les flash-backs donnent de l'épaisseur et de l'intérêt à ce récit.
Je ne suis donc pas d'accord du tout avec les critiques du "Masque et la plume", qui ont à l'unanimité rejeté ce film. L'idée que le réalisateur (Nicolas Winding Refn) utilise un univers (celui de la pub) qu'il veut dénoncer est idiote. Au contraire, à mon avis, cela donne une force dingue au film.
Je n'ai pas aimé non plus l'argument qui consiste à pointer une forme de machisme dans cette histoire, parce que ce sont des filles qui oppriment des filles, mais si cela est la réalité, parfois (et on peut être sûr que cela arrive dans la vraie vie), doit-on s'empêcher de le montrer pour complaire à une idéologie dominante ?

Bref, allez voir ça pour vous faire votre propre idée, mais attention, n'emmenez pas les enfants, ça sanguinole grave, les barbares sont de sortie !








mardi 21 juin 2016

dimanche 19 juin 2016

La pelle du 18 juin étant, comme chaque année, passée quasi inapercue,

celle du 19 en revanche, n'aura échappé à personne !


















Festival de la tomatina, Bunol, Espagne.

mardi 14 juin 2016

Bien sûr, c'est facile,

mais ça m'a fait fait ricaner.
Je partage...


























Trouvé sur l'affaisse-boucle, me demandez pas où, je sais pus.

lundi 13 juin 2016

L'imam homosexuel de Marseille,

il a une maman qui a dit à la famille : "Mon fils, vous l'acceptez comme il est, c'est avec lui ou rien !"
Et elle a coupé les ponts avec les crétins.

Un témoignage utile sur une communauté musulmane pratiquante, confrontée aux modes de vie libérés des archaïsmes.






samedi 11 juin 2016

Filme un flic, sauve une vie !

Pas de volonté de dénigrement délibéré envers des forces de l'ordre qu'on est quelquefois bien content de trouver lors d'injustices criantes.

Mais après les agressions non justifiées qui se multiplient, les violences en présence d'enfants devant des écoles, la chasse à l'homme ouverte à Rennes, les multiples blessés un peu partout, magnifiquement et opportunément masqués dans l'actualité par des inondations bienvenues,
ceci est un simple rappel de la loi...

Un article de  http://paris-luttes.info/


http://paris-luttes.info/filme-un-flic-sauve-une-vie-petit-5966





vendredi 10 juin 2016

L'Etat français protège les polleurs-tueurs* bretons.

Vous en doutez ?

Merci "Les pieds sur terre", France-Culture





* Il s'agit évidemment moins d'accabler les paysans bretons, eux-mêmes prisonniers d'un système d'exploitation dont ils ne peuvent que difficilement s'extraire, que les promoteurs-diffuseurs des produits polluants qui mènent au désastre...

jeudi 9 juin 2016

Game of thrones, saison 5

Ouais, c'est bon, je sais que que j"ai une saison de retard, mais tu le sais que j'emprunte les trucs à pas cher à la média ? OK ?
Alors, y'a un peu de délai légal, c'est bon, là ?

J'ai sauté la 4ème saga. Y'en a que ça épuise ? J'y reviendrai quand que le type qui l'a empruntée voudra bien la rapporter. 

Bon, alors noir c'est noir, il y a peu d'espoir !
J'ai trouvé la première partie de ce tronçon assez sombre, glauque même parfois. C'est l'enfer du nord, sans les pavés. On y respire mal dans ces forteresses glacées et sans lumière. La seconde partie est plus ensoleillée, sans être plus riante, pasque la trahison et le crime rodent à chaque coin de scénette, ainsi va la mort, dans cette série de fourbes, même près des arcs outrepassés des royaumes du sud (chez les Maures ?).

Où sont passés les textes ciselés par des lettrés, qui rappelaient la faconde shakespearienne des premiers émois ?
Apus ! Ben merde alors, ce serait-il qu'on s'enfermerait dans des dialogues boulevardiers ?

De nouveaux personnages fadasses.
Je parle bien des récents, pas de lui, là, par exemple, le Ramsay Snow,











parce qu'il n'est pas tout neuf dans l'histoire, et en plus, il est quand même délicieusement pervers. Non, mais personne n'émerge de saillant dans la galerie des nouveaux venus.

Malheureusement, l'impression générale, c'est qu'on nous traîne dans une barque qui ne touchera jamais terre. C'est le plus redoutable des défauts des séries : elles sont sans fin.

Là où j'ai trouvé le plus de plaisir, c'est avec les personnages délicieux du début de la saga. Evidemment, le Tyrion, "the smallest, the smartest",










la reine fourbe, Cersei Lanister, qui passe sous des fourches intégristes très caudines, dans cette saison...











J'aime bien aussi le sourire matois de Petyr Baelish, dont on ne sait jamais vraiment quel jeu il joue...














La grande scène de cette saison, celle qui m'a le plus marqué, c'est le combat de gladiateurs qui dégénère sous les yeux de Daenerys Targaryen, avec tous ces spectateurs qui se changent en assassins, dans sa nouvelle cité aux fidélités incertaines...

Et enfin, je m'amuse toujours à rechercher dans ce paysage immense, les éléments de culture ou d'histoire anglaise, qui transpirent sans cesse comme des bêtes de somme.

En voici deux que j'ai repérés, les exégètes pourront contester, moi j'atteste, qui concernent tous deux Arya Stark. Dans le neuvième épisode, elle est vendeuse de fruits de mer et pousse une brouette.













C'est Molly Malone, dans la chanson populaire anglaise. Le portrait d'une vendeuse à la brouette qu'on aura bien du mal à trouver dans l'univers de la chanson française.

En voici le premier couplet  :


In Dublin's fair city, where the girls are so pretty
I first set my eyes on sweet Molly Malone
As she wheeled her wheel-barrow
Through streets broad and narrow
Crying cockles and mussels, alive, alive-O!
Alive, alive-O! alive, alive-O!

  
Ensuite elle se retrouve à Braavos, accusée d'avoir assassiné Meryn Trant, et soudain menacée par Jaqen H’Ghar de boire une potion magique qu'on devine fatale...
Et là le Jaqen tout à coup, avale le poison lui-même, et s'écroule, apparemment raide mort. Il y a là un effet comique qui m'a immédiatement fait penser à "La vie de Brian" des Monty Python. Brian est sur la croix, pris pour Jésus, il va mourir par erreur. Et là, oh, divine surprise, arrivent soudainement ses sauveurs, les complices du Front Populaire de Libération de la Palestine, qui après un discours solennel pour remercier le Brian de son sacrifice, se suicident en groupe, au pied de la croix...

Merci, les Pythons !



























C'est une chose de voir le G O Thrones, c'en est une autre, fort recommandable, de visionner "La vie de Brian", maintes fois mentionnée dans ces lignes...















mardi 7 juin 2016

La bataille de Solférino

Un autre film très formidable.

L'action se passe le soir de l'élection de François Hollande. Parmi les hordes de fans à la rose en liesse, une jeune journaliste se fond dans la foule et réalise des micro-trottoirs. Or cette femme, on l'a suivie auparavant dans sa vie privée. Elle est de fraiche date séparée du père de ses enfants, et le conflit rebondit jour après jour, d'esclandre en scandale. La gestion des deux enfants, de toutes petites filles, est chaotique. Le père qui n'a pas la garde, manoeuvre sournoisement pour les approcher.
Et ce soir d'élection-là, la jeune femme n'a pas d'autre choix que d'emmener ses filles avec elle, dans la foule en délire. Le père s'en rend compte, ça dégénère...

Un film très rigolo, au final. Les personnages ont ce ridicule intéressant parce qu'on le sait réaliste...
Un vrai tour de force d'intégrer des scènes réelles de la soirée politique (on voit Jack Lang et Ségolène Royal faire des déclarations semi-officielles au milieu de la foule) dans ce scénario étonnant...


Un film de 2013 de Justine Triet. Avec Laetitia Dosch et Vincent Macaigne.

Tiens, une critique d'un blog du Monde, que j'adhère...

























dimanche 5 juin 2016

Ici, roman graphique de Richard Mac Guire

C'est l'histoire d'un lieu rapportée comme un puzzle. Le point de vue , la direction du regard restent identiques, quelle soit l'époque. Chaque dessin est daté, par une année. Certains dessins se superposent, et font des inclusions plus ou moins grandes dans le dessin du dessus, qui couvre intégralement la page. Au fil des pages, le puzzle se complète, et on voyage dans le temps. Il y a des périodes plus souvent représentées, et l'on peut tenter de reconstituer l'histoire de quelques habitants.
Le lieu choisi est, au XVIIème siècle,  un coin de forêt d'Amérique du nord, habité seulement par les indiens et les bêtes sauvages. Mais au XVIIIème siècle s'y bâtit une maison coloniale, et l'oeil de l'observateur se trouve désormais dans un salon où vont se nouer pendant les siècles à venir les destins des habitants successifs. L'auteur a poussé l'idée jusqu'à représenter le lieu à divers moments de la préhistoire, mais aussi s'amuse -façon de dire, vu ce qu'il a l'air optimiste- à proposer des scénarios possible pour le futur de ce lieu. Pourvu qu'il se trompe méchamment...














































Cet album a reçu le Fauve d'or, grand prix de la BD d'Angoulême cette année.





Lore, de Cate Shortland

Un excellent moment d'Histoire, qui revient sur celles -les histoires- d'enfants allemands, gosses de nazis, qui tentent de survivre à la débâcle, en traversant l'Allemagne de 1945 pour rejoindre leur grand-mère dans le nord du pays. Encore tout imprégnés de l'idéologie nauséabonde de leurs parents, ces gamins livrés à eux-mêmes font la rencontre d'un jeune homme lui aussi en fuite, qui se révélera être juif, et se prendra d'amitié pour la jeune fille. Le film tresse les fils complexes de cette situation, rendue difficile par la mentalité raciste que n'abandonne pas l'aînée des enfants, la grande ado qui mène le groupe, tout en étant attirée par le jeune homme.

La photographie est superbe et ne va pas chercher dans les espèces de sépias qui stigmatisent trop souvent les reconstitutions historiques. Au contraire, les couleurs sont vives, et donnent une image plus contemporaine à l'aventure.

Un film de février 2013.

Saskia Rosendahl et Kai Malina y jouent -excellemment- les rôles principaux.

















jeudi 2 juin 2016

Qu'est-ce qu'un enclos paroissial ?

En Bretagne, c'est un espace délimité par une enceinte de pierre, où l'on trouve toujours l'église paroissiale, le plus souvent le cimetière, et au moins un calvaire, qui peut se limiter à croix de pierre sculptée, qui porte en principe le Christ crucifié, mais peut être très développé avec la représentation importante des personnages divers. A ceci peuvent s'ajouter selon les cas un portail monumental, qui peut éventuellement supporter un calvaire, et parfois un ossuaire, qui ressemble à une petite chapelle.

Dans l'histoire bretonne, la grande époque de leur construction, ce sont les XVIème et XVIIème siècles. C'est une période de prospérité économique pour la Bretagne, liée à la culture du lin, et au commerce des toiles fabriquées avec les fibres de la tige de cette céréale.
Les autorités religieuses bretonnes auraient exercé une considérable pression pour qu'une partie des bénéfices engrangés par les gros "laboureurs" du secteur soient investis dans la construction de ces ensembles sculptés remarquables. Il faut noter que souvent, même sans l'ensemble des créations extérieures à l'église, celle-ci est souvent magnifique, avec un portique d'entrée où veillent encore, souvent intactes, les statues géantes des 12 apôtres.
Comme ici, à Pencrann.


















Mais ce qu'on a le mieux préféré, c'est l'expression des visages de pierre.








































Dans ces représentations bibliques, ce qui est étonnant, c'est que les personnages vêtus le sont à la mode bretonne de cette époque baroque.